Quand on va aux US, c'est pas franchement pour aller à Cincinnati. Et pourtant, c'est bien là qu'Obey a décidé de déposer ses valises...
Mon père avait raison |
Écrit par
Alexandre
le 06-04-2008
| Mise à jour le 06-04-2008
| Lu 827 fois | ||||
|
A vant de parler de la pièce et de ses acteurs, il faut introduire le théâtre.. Le théâtre Edouard VII. Un haut lieu du théâtre parisien, et surtout un lieu de pèlerinage pour les fans du grand Sacha Guitry. C'est dans ce théâtre il y a plus de 80 ans, que Sacha Guitry monta de nombreuses pièces (nombreux succès, cela va de pair), faisant de ce théâtre, construit et nommé en l'honneur du plus français des rois anglais, Edouard VII, un symbole de la nuit parisienne, mais plus que cela, un symbole de la verve d'un des plus grands hommes de lettre français...
Revenons-en à la pièce... Le rideau se lève et très vite, le duo s'installe, et l'on sent la complicité entre le père et le fils. Certains reprocheront au père de trop ressembler au sien, l'on ne pourra pas reprocher cela à Alexandre. Moins génial, moins enthousiaste que son père, il demeure une excellente réplique. Je n'abaisse pas Alexandre Brasseur à une simple réplique de son père, mais ceux qui ont vu la pièce auront réalisé à quel point le charisme de Claude prend le dessus sur le jeu, aussi bon soit-il, de son fils, qui n'a pas reçu une voix aussi portante que celle de son père.. Peu importe, je m'égare.. La pièce... Comme toute pièce de Guitry, les mots font mouche, touchent le spectateur, le font réfléchir, mais surtout l'amusent. La pièce évolue sur plusieurs tableaux, sautant une génération à chaque fois, et voir les un même personnage, joué par 3 acteurs différents (un enfant, Alexandre, puis Claude) n'est pas chose usuelle, mais elle a le mérite d'exister, et surtout de briller. Guitry nous fait réfléchir plus loin que sur la simple relation père/fils, mais sur le poids que chaque père lègue à son fils, et comment chaque fils conserve ce fardeau, allant jusqu'à dire "mon père avait raison".. L'égoïsme, le rapport à autrui, la place du père dans la famille, autant de thèmes développés par le grand Sacha dans cette pièce en 3 tableaux. 3 tableaux qu'il faut aussi associer à Bernard Murat, directeur du théâtre depuis 2001, et qui a mis en scène, très simplement mais de façon très juste, cette pièce. Je ne vous pas en dis pas plus, allez la voir, cela vaut vraiment le coup. Avec Guitry, l'on est rarement déçu, et c'est certainement une des dernières occasions de voir Claude Brasseur sur scène, toujours autant en forme, mais qui ne le sera pas éternellement (malheureusement pour nous...).
S'il n'y avait que ses pièces... La Cinémathèque vient de finir sa rétrospective sur les films du génie Guitry. Outre Le Roman d'un tricheur ou La Poison, classiques s'il en est, j'ai pu découvrir un film exceptionnel : Le Comédien, où Guitry joue à la fois son propre rôle, mais aussi celui de son père (dispositif qu'il a plusieurs fois utilisé), et ce à différents âges. Impressionnant. Commenter |
||||
Lire l'article précédent:
Faisons un rêve - Théâtre Edouard VII
|
Lire l'article suivant:
Voltaire's Folies
|
|---|



















Article: 


Écrit par



202 enregistrés

293 commentaires
549972 visites uniques










