Clara Plume, Pëtits Plaisirs, grande plume |
Écrit par
jeansanteuil
le 25-06-2009
| Mise à jour le 25-06-2009
| Lu 922 fois | ||||
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P our beaucoup de professionnels comme pour le grand public, Clara Plume a été découverte avec sa victoire à la « Fête de la chanson française » sur France 2 au printemps 2008 – « une surprise : on était 800 au départ et jusque là je n’avais même jamais gagné la fève à la galette des rois ». Dans sa robe rouge, elle triomphe avec Les Petits Plaisirs, son autoportrait en hédoniste farceuse. On remarque à la fois sa gaieté et les petites pointes d’ironie acide qu’elle jette çà et là. Sous l’énumération des plaisirs, elle montre qui elle est : une fille aussi exigeante que généreuse, une peste câline, une virago tendre, un tourbillon d’activité, de création, d’exigence, de partage.
Alors qu’elle n’a aucun contact sérieux avec une maison de disques, la victoire des Petits Plaisirs conduit à une sorte de guet-apens amical : alors qu’elle va voir en studio une artiste qui enregistre une de ses chansons, l’équipe d’ULM-Universal lui propose d’enregistrer un album. Banco ! Mais, pour elle, pas question de prendre son temps : « Avec moi, c’est la course contre la montre tout le temps, je déborde d’énergie et de débit. Alors j’ai écrit presque sans réfléchir, sans vraiment penser aux mélodies. Je voulais que tout soit très frais, très authentique. Ça a donné des chansons comme L’Heure de l’amour, qui est très proche, comme si je parlais à l’oreille des gens. Quand on parle dans la vie, on ne réfléchit pas à son texte. On dit « je t’aime », « je te déteste », « j’en ai marre ». On vit, on n’a pas appris. »
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