Hugo Lacroix, Dix- Sept Histoires de Dolce Vita |
Écrit par
Véronique
le 12-12-2008
| Mise à jour le 13-12-2008
| Lu 1823 fois | ||||
|
Il signe ici ce qu'il y a de plus difficile à écrire pour un auteur. Des nouvelles. Certaines d'entre elles ont d'ailleurs été publiées dans la NRF ou la revue Area. Il est donc assez étrange et mystérieux que l'on en parle pas plus. C'est le moment ou jamais pour que la Toile remplisse son rôle. Il faut de toute urgence un buzz sur cet ouvrage-là si fort et si virtuose. Car dans ce dernier opus, Hugo Lacroix déploie une puissance de feu romanesque magistrale. Chacune de ses nouvelles administre un coup à l'estomac. Il y a dans celles-ci, une densité, une force, un cri, d'autant plus désarmantes qu'elles se déroulent sous l'insoutenable soleil méditérranéen. Hugo Lacroix est sans discussion un romancier "camusien". On songe immédiatemment à l'auteur de l'Etranger et à sa profession de foi : "l'absurde naît de cette oppposition entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde". S'il inscrit ses pas dans l'univers d'Albert Camus, Hugo Lacroix détient néanmoins un style bien particulier- une langue française superbe -, qui par les temps qui courent déserte trop souvent bien des oeuvres. Cet incunable représente un vrai bonheur de lecture. Chacune de ces histoires agissent comme un chapeau claque ouvrant une porte sur l'imaginaire et donnant à réfléchir. L'urgence? Aller en Italie avec Hugo Lacroix et faire à la fois Les Noces et la dolce vita de façon "félinienne". Surtout pas d'omerta insensée sur ce livre de l'absurde! Véronique Blamont Dix-Sept Histoires de dolce vita, Hugo Lacroix, éditions de la Différence. 125 pages, 13 euros.
![]()
Sucre d'orge En tout je suis un goinfre, dès que c'est à mon gout. Lorsque j'ai commencé la première nouvelle de cet ouvrage, je n'ai pu éteindre ma lumière qu'en fermant cette brise littéraire dont l'élégance m'a transporté de scènes de vie et scènes de joie. J'adore les voyages littéraires. Ce livre en est. A propos des 17 histoires d'Hugo Lacroi On est emporté par cette écriture au corps si élégant, dans un temps infinitésimal. Celui de ces pensées premières, fortes et fugitives. Celles qui, comme une toile, une peinture, relient charnellement notre pensée, notre sensation à la réalité: le soleil, les dômes dorés, la campagne, le sexe, la société. S.L Commenter |
||||
Lire l'article précédent:
Dictionnaire égoïste de la littérature française
|
Lire l'article suivant:
24e Salon du livre et de la presse jeunesse
|
|---|



Écrit par










202 enregistrés

293 commentaires
550003 visites uniques










