There will be blood |
Écrit par
Romain
le 05-03-2008
| Mise à jour le 18-04-2010
| Lu 712 fois | ||||
T here Will Be Blood traite du début de la quête de l’or noir aux Etats-Unis. Première surprise : le réalisateur nous lâche dans un désert silencieux pendant les 30 premières minutes de son film ne contiennent aucun dialogue. Une manière de mettre en avant et d’améliorer la pâle qualité des dialogues à venir ? Un effet de style ? Daniel Day-Lewis joue à la perfection le héros du film, Daniel Plainview, le fameux chercheur de pétrole. Récemment oscarisé, l’acteur donne une prestation hors du commun. Musique, scénario, casting tout est réuni pour faire de ce film un chef d’œuvre.
Ca dégouline de pétrole mais on aime ça, on en redemande. Daniel Plainview (D.D.Lewis) pue la sueur le mazout, la cupidité et l'ambition. Eli (P.Dano) est complètement fanatisé par la secte qu'il a fondé. Mais on les adore parce qu'ils sont pathétiques. Ce sont des gamins, leur vie est une compétition. Plainview se fout de l'argent, c'est un cul-terreux, il veut juste passer devant tout le monde en leur faisant un doigt d'honneur. La derniere scène est inoubliable ("I drink your milkshake !!"). La B.O. est parfaite: mi-humaine, mi-mécanique, discrète et efficace. Même Scorsese ne sait plus en faire des comme ça, il avait pourtant déjà eu sa chance avec D.D.Lewis. Last but not least : j'étais pas né la dernière fois que les Cahiers du Cinéma ont mis autant d'étoiles pour un film (hors cinéma asiatique et yougoslave). Malgré les quelques longueures, la réalisation du film est excquise, le jeu des acteurs est irréprochable et les musiques admirablement bien choisies. Cependant, même si les critiques de la presse sont plutôt bonnes voir très bonnes, à mon gout trop de vent autour de ce film qui n'est que la représentation du Mal! Un personnage sans morale et son attitude égoïste. La violence surgit lorsqu'un obstacle se dresse sur sa route. Rien d'original jusque là pour mériter les encensements de la presse! Nous sommes en présence de la description complaisante de la lâcheté et de la bassesse devant la force brutale de l’argent et du pouvoir. Aucune sagesse n'est donc à attendre de l'art cinématographique... du moins pas maintenant! Commenter |
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