Paris |
Écrit par
Romain
le 05-03-2008
| Mise à jour le 18-04-2010
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E n multipliant les lieux, les personnages et les anecdotes, Cédric Klapisch nous livre un film à l’image de Paris : Cosmopolite, ambiguë, contradictoire, magnifique, populaire, luxueux, impalpable. Le manque d’unité entre les podiums Chanel et la chambre froide à barbaque de Rungis nous perturbe et désoriente le premier critique venu. Emmené par une bande originale à la hauteur et un casting haut en couleurs, Paris nous interroge et suggère l’introspection lorsque le spectateur passe du rire aux larmes, à voir la scène de fête dans le bar de Rungis.
Les acteurs nombreux et talentueux nous ravissent ou nous déçoivent. Romain Duris, tout en sachant communiquer une certaine émotion, comme à son habitude, s’est pris à son propre jeu et nous offre un pâle cardiaque beaucoup trop proche du personnage dépressif de Dans Paris. Juliette Binoche que l’on annonçait comme sublime, folle, tout ça, tout ça, n’offre pas grand-chose à part un personnage fade d’assistante sociale. Fabrice Luchini est la vraie vedette de ce film : du rôle un peu faible de professeur historien amoureux, il joue un personnage complexe, vif, blasé et burlesque.
La scène entre Luchini et son psychiatre reste un morceau d’anthologie et comment oublier la fameuse « bite au carbone 14 ». A retenir la brève mais scintillante apparition de Karin Viard en odieuse et délicieuse boulangère. Qu’on le veuille ou non, Paris, nous ne laisse pas de marbre et on en sort comme d’une exposition d’art contemporain : bouleversé ou avec une certaine nausée.
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There will be blood
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