Mesrine : L'Instinct de mort - L'ennemi public n°1 |
Écrit par
Alexandre
le 23-11-2008
| Mise à jour le 31-01-2009
| Lu 1669 fois | ||||
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J acques Mesrine, l'homme qui a fait trembler la police française et tous les banquiers de ses pays d'accueil durant près de 20 ans, héros d'un film à succès. L'histoire à quoi de faire sourire, mais c'est le défi que s'était lancé Jean-François Richet et Vincent Cassel. Retour sur un film qui n'a pas fini de faire couler de l'encre...
Lorsque les deux épisodes commencent, le même texte à l'écran, avertissant du caractère du film pouvant entraîner une certaine sympathie envers Mesrine, et qu'il faut remettre dans son contexte d'origine, Mesrine est un gangster et meurtrier. On se doute, dès lors, que le film n'est pas entièrement objectif, pourtant c'est l'objectif. C'est une biographie.
Le film est sanglant, cru, réaliste, mouvementé. Comme la vie de son protagoniste, assez logiquement. Le film fait l'impasse sur certaines périodes de sa vie, et se concentre sur d'autres, notamment les collaborations de Mesrine avec ses plus grands complices, Jeanne Schneider, François Besse ou encore Jean-Paul Mercier. Tous ses plus grands méfaits sont aussi dépeints, séquestration de milliardaires, torture, braquages de banques (divers et variés) et surtout ses évasions, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Jusqu'à maintenant, rien de condamnable dans ce film, mais c'est un Mesrine, qui se veut juste, humain avec ses victimes, ami des journalistes, idéologiste ou encore, mais surtout, touchant que l'on voit. Cela ne veut pas dire qu'il fait des caresses aux policiers avant de les abattre, mais d'un côté, il n'hésite jamais à tirer lorsque cela est nécessaire, mais l'on découvre un être sensible, mais impitoyable, humain, mais meurtrier, aimant, mais qui frappa ses diverses compagnes, révolutionnaire, mais trop hédoniste pour vraiment l'être, anti-fasciste, mais ancien membre de l'O.A.S. . Toute la contradiction du personnage est certainement là, dans ses multiples facettes, et ce n'est pas pour rien qu'il fut surnommé "l'homme aux mille visages". Ensuite, que dire d'autre? Grande performance de Cassel, qui lui vaudra certainement le césar du meilleur acteur. Un film qui fait réfléchir sur le système, car Mesrine était loin d'être idiot, et surtout, le film s'applique à le démontrer. Enfin, un film terriblement contestable, mais vraiment divertissant, et qui aura le mérite, au-delà de faire découvrir au grand public un personnage peu connu de nos jours, d'avoir une affiche qui restera longtemps dans les mémoires...
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