Martin Parr |
Écrit par
Romain
le 13-01-2008
| Mise à jour le 18-04-2010
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P armis les photographes de notre temps, Martin Parr fait parti des plus abrasifs, des plus décapants, des plus cyniques. La majorité de son œuvre est composée d’une myriade de reportages, de plus en plus acides au cours du temps. En noir et blanc, puis, en couleur, ils racontent la déchéance de l’Angleterre thatchériste en proie au consumérisme, à la mondialisation et à toutes ces petites manies si ridicules et pitoyable qui ont rythmé - ou qui rythment encore – le quotidien de ces insulaires.
Fils d’ornithologue, Martin Parr voit le jour, et passe les premières années de sa vie, dans une minuscule banlieue de la petite-bougeoisie anglaise. Bref, Parr commence sa vie modestement… Il appréhende rapidement l’objectif en gazouillant dans les bras de son grand-père, Georges Parr, lui-même grand photographe. Il décide d’étudier cet art à l’école Polytechnique de Manchester. En 1970, diplôme en poche, il commence à effectuer des reportages – photos, en noir et blanc, dépeignant les coutumes et les mœurs de ses contemporains. Il continue dans les années 80, en couleur. Le même regard satyrique habite ses photos. Dans un premier temps, cette impression, cette « Parr Touch » est considérée comme de la tendresse envers ses concitoyens, voire, comme de la naïveté de sa part. Ses clichés circulent au fur et à mesure à travers le monde et provoque à chaque fois le même engouement. L’Angleterre et ses travers les plus incongrus se sont « faits tirés le portrait » et c’est risible. Ces photos ne peuvent se défairent de leurs teintes marron - bleu fluo – tirant –légèrement – vers – le vert – moquette – usagée, burlesques et terriblement normales. Cf. Expo Eté 2005 à la Maison Européene de la Photographie (75004).
Il faut aussi considéré le travail de Parr comme une rétrospective socialo - économique riche et complète. Mis à part, leurs aspect plus que distrayantes, ces photos retracent parfaitement la vie de la « middle class » anglaise dans ces années de crises. C’est une véritable référence.
Prisme désopilant – déconcertant ? – d’une société anglaise plongée dans l’angoisse du lendemain, ces photos nous suggèrent aussi de remettre en cause, notre société, la nôtre (cocorico) avant les jours noirs qui se profilent à l’horizon…
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L'invasion du Pixel Art
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